Certains mots reviennent sans cesse — en consultation, dans les résultats d’examens, dans les actualités de la recherche — sans que personne ne s’arrête pour les expliquer. Ils sont rassemblés ici.

Un stéthoscope et un carnet à côté d’un ordinateur portable

Que signifient les phases 1, 2 et 3 d’un essai clinique

Les étiquettes « phase 1 / 2 / 3 » que vous voyez sur les listes d’essais décrivent ce que cette étape cherche à établir.

Phase précoce 1

Une étape exploratoire avant la phase 1 standard, qui vérifie le comportement d’un médicament dans l’organisme auprès d’un très petit nombre de personnes, sur une courte période. Elle n’a aucun objectif thérapeutique ni diagnostique.

Phase 1

Se concentre sur l’innocuité. Généralement menée auprès d’un petit nombre de participants, souvent des volontaires en bonne santé.

Phase 2

Recueille des premières données sur l’efficacité réelle du médicament, tout en continuant à surveiller son innocuité.

Phase 3

Recueille davantage de données sur l’innocuité et l’efficacité auprès de différents groupes et dosages, avec un nombre de participants beaucoup plus élevé.

Phase 4

Se déroule après l’approbation, afin de recueillir des informations supplémentaires sur l’innocuité, l’efficacité et la meilleure utilisation.

Quelle est la probabilité qu’un médicament passe à l’étape suivante

Les chiffres publiés varient beaucoup d’une étude à l’autre. Ils sont donc présentés par source, plutôt que fondus en un seul nombre.

  • Phase 2 → phase 3 : 27 à 36 % (Biostatistics, Wong 2019 / BIO·Biomedtracker, Thomas 2016)
  • Phase 1 → approbation finale : 9,6 à 13,8 % (Nature Biotechnology, Hay 2014 / Clinical Pharmacology & Therapeutics, DiMasi 2016)
  • La phase 4 surveille un médicament déjà approuvé : le « taux de réussite » n’y a donc pas le même sens. Nous n’avons pas trouvé de moyenne fiable, et nous préférons le dire plutôt que de deviner.

Sources : FDA.gov, glossaire de ClinicalTrials.gov, Biostatistics (Wong 2019), Nature Biotechnology (Hay 2014), Clinical Pharmacology & Therapeutics (DiMasi 2016), BIO/Biomedtracker (Thomas 2016).

Que sont LRRK2, GBA et SNCA

Les trois gènes qui reviennent le plus souvent quand on parle de la maladie de Parkinson et d’hérédité. La génétique explique environ 10 à 15 % des cas.

LRRK2

Le gène de la « leucine-rich repeat kinase 2 ». Les variants de ce gène sont associés à une maladie de Parkinson qui débute relativement plus tard dans la vie, et c’est le gène le plus souvent en cause parmi ceux que l’on connaît aujourd’hui. Un variant, le G2019S, est le plus étudié, et sa fréquence varie énormément d’une population à l’autre : on le retrouve chez environ 14 % des personnes juives ashkénazes atteintes de la maladie de Parkinson et chez 30 à 40 % des personnes berbères d’Afrique du Nord atteintes, mais il est beaucoup plus rare ailleurs. En hériter ne veut pas dire que vous développerez des symptômes (voir la pénétrance incomplète plus bas) : environ 28 % à 59 ans et 74 % à 79 ans. Des médicaments qui inhibent l’activité de LRRK2 font actuellement l’objet d’essais cliniques.

GBA

Le gène d’une enzyme appelée glucocérébrosidase, qui dégrade les lipides à l’intérieur des lysosomes de la cellule. Hériter de deux copies modifiées cause une autre maladie génétique, la maladie de Gaucher; n’en porter qu’une seule copie ne cause pas la maladie de Gaucher, mais augmente le risque de maladie de Parkinson. C’est le gène lié à la maladie de Parkinson le plus fréquent que l’on connaisse — présent chez 5 à 20 % des personnes atteintes d’une maladie de Parkinson idiopathique selon l’origine ethnique, et chez jusqu’à 9 % des personnes juives ashkénazes. Les variants de GBA s’accompagnent souvent d’un déclin cognitif plus rapide et d’un début 3 à 11 ans plus tôt en moyenne.

SNCA

Le gène de la protéine alpha-synucléine. Les variants y sont beaucoup plus rares que dans LRRK2 ou GBA, mais lorsqu’ils sont présents, ils suivent un schéma autosomique dominant clair et sont associés à une maladie de Parkinson qui débute à un âge relativement jeune.

Qu’est-ce que l’alpha-synucléine

Une protéine normalement présente dans le cerveau. Dans la maladie de Parkinson, elle s’agglutine de façon anormale et s’accumule à l’intérieur des neurones dopaminergiques; ces amas sont appelés corps de Lewy. Leur découverte dans le cerveau lors d’une autopsie constitue la confirmation pathologique classique de la maladie de Parkinson. Pourquoi cette protéine commence à s’agglutiner, et pourquoi chez certaines personnes et pas chez d’autres, demeure encore mal compris — c’est l’une des questions les plus activement étudiées dans ce domaine.

Que sont la substance noire et les ganglions de la base

Substance noire

Une région du mésencéphale où sont concentrées les cellules nerveuses qui produisent la dopamine. Son nom vient du latin « substantia nigra », substance noire : en s’oxydant naturellement, la dopamine produit un pigment foncé appelé neuromélanine, qui s’accumule dans les cellules de cette région et la rend visiblement sombre. À l’autopsie d’une personne qui était atteinte de la maladie de Parkinson, cette zone paraît nettement plus pâle — les cellules nerveuses ont disparu, et le pigment avec elles.

Ganglions de la base

Le circuit cérébral qui régule le mouvement. Il s’appuie sur la dopamine fournie par la substance noire pour filtrer et affiner les commandes de mouvement qui descendent du cortex cérébral. La voie qui achemine la dopamine de la substance noire vers le striatum — une partie des ganglions de la base — s’appelle la voie nigrostriée, et c’est la région du cerveau la première et la plus lourdement touchée par la maladie de Parkinson.

Que sont les examens DaTscan et Syn-One

DaTscan

Un examen de médecine nucléaire. On injecte un traceur radioactif (l’ioflupane I-123), puis une caméra spéciale appelée tomographe SPECT mesure la quantité de traceur qui se fixe sur les transporteurs de la dopamine (DAT) du striatum. Dans un cerveau en santé, le signal apparaît vif et symétrique des deux côtés; là où des neurones dopaminergiques ont été perdus, il paraît plus faible et asymétrique. Attention : ce résultat n’est pas propre à la maladie de Parkinson — d’autres syndromes parkinsoniens, comme la paralysie supranucléaire progressive, peuvent donner une image anormale semblable. Un DaTscan seul ne peut donc pas confirmer le diagnostic.

Test Syn-One

Un examen relativement récent, en usage clinique depuis 2019. On prélève par biopsie trois minuscules échantillons de peau d’environ 3 mm — à l’arrière du cou, au-dessus du genou et au-dessus de la cheville — et une coloration spéciale vérifie si de l’alpha-synucléine phosphorylée s’est accumulée dans les petites fibres nerveuses de la peau. Il sert d’argument supplémentaire et aide aussi à distinguer la maladie de Parkinson d’affections apparentées comme la démence à corps de Lewy.

Qu’est-ce qu’un examen TEP (PET)

Abréviation de tomographie par émission de positons (en anglais, PET). Si le scan (CT) et l’IRM montrent la forme du cerveau, la TEP montre comment il fonctionne réellement. Le principe est le suivant — on fabrique une substance conçue pour se fixer uniquement sur ce qu’on veut observer (une protéine, un récepteur), on y attache un marquage radioactif très faible, on l’injecte, puis on photographie dans quelles régions du cerveau elle s’accumule et en quelle quantité. Cette substance injectée porte le nom de traceur. Le traceur change selon ce qu’on cherche à voir : dans la recherche sur la maladie de Parkinson, on emploie des traceurs qui révèlent les terminaisons nerveuses dopaminergiques, d’autres qui révèlent des protéines liées à l’acétylcholine (le [18F]VAT, par exemple).

Attention : un traceur de recherche n’est pas un examen qu’on peut demander à son rendez-vous. Ce qui sert en recherche et ce qui est offert en clinique sont deux choses distinctes; même lorsqu’un nouveau traceur paraît utile dans une étude, il faut encore des validations et des approbations avant qu’il n’entre dans la pratique courante. L’examen de médecine nucléaire couramment employé pour le diagnostic de la maladie de Parkinson n’est d’ailleurs pas une TEP, mais le DaTscan, de type SPECT (voir l’entrée ci-dessus).

Qu’est-ce que l’acétylcholine

Un des neurotransmetteurs qui acheminent les signaux dans le cerveau et les nerfs. On décrit souvent la maladie de Parkinson comme « une maladie où la dopamine manque », mais en réalité la dopamine n’est pas seule en cause. Les circuits nerveux qui utilisent l’acétylcholine (le système cholinergique) s’affaiblissent eux aussi, et ceux-là participent à la mémoire, à l’attention, au traitement de l’information visuelle, au sommeil et à l’équilibre à la marche.

C’est pourquoi les médicaments dopaminergiques peuvent améliorer le tremblement ou la raideur du corps sans pour autant améliorer les pertes de mémoire, les hallucinations visuelles ou les chutes répétées — ces symptômes-là relèvent davantage du versant acétylcholine. Une étude d’imagerie cérébrale publiée en 2026 l’a bien montré : les personnes dont l’activité de l’acétylcholine était basse dans les régions du cerveau qui traitent la vision avaient des hallucinations visuelles plus marquées, et parmi celles qui n’en avaient pas encore, celles dont l’activité était basse ont eu tendance à en présenter deux à six ans plus tard.

C’est aussi la raison pour laquelle les inhibiteurs de l’acétylcholinestérase (le donépézil, la rivastigmine) employés contre la démence sont également prescrits dans la démence associée à la maladie de Parkinson — ce sont des médicaments qui ralentissent la dégradation de l’acétylcholine pour qu’elle reste plus longtemps disponible dans le cerveau. À l’inverse, les anticholinergiques bloquent l’action de l’acétylcholine : chez une personne âgée ou dont les fonctions cognitives sont diminuées, ils peuvent aggraver la confusion et les hallucinations, et s’emploient donc avec prudence.

Que sont le paraquat et le trichloroéthylène

Paraquat

Un herbicide. Il est gravement toxique s’il est avalé, et son usage est restreint ou interdit dans de nombreux pays. Indépendamment de ce danger aigu, plusieurs études ont rapporté qu’une exposition prolongée à faible dose est associée à un risque plus élevé de maladie de Parkinson; des poursuites liées à la maladie de Parkinson contre les fabricants de paraquat sont en cours aux États-Unis.

Trichloroéthylène (TCE)

Un solvant industriel utilisé en nettoyage à sec et pour le dégraissage des métaux. Il se dégrade lentement et c’est un contaminant bien connu des eaux souterraines. Des études menées auprès de travailleurs exposés sur de longues périodes ont rapporté un lien avec le risque de maladie de Parkinson.

Que sont l’hypothèse de Braak et le nerf vague

Hypothèse de Braak

Proposée par le neuroanatomiste allemand Heiko Braak. Elle suggère que, chez certaines personnes, l’alpha-synucléine commence à s’agglutiner non pas dans le cerveau, mais dans l’intestin ou le nerf olfactif, puis remonte le long du nerf vague jusqu’au cerveau selon une séquence précise. Si elle est exacte, elle aiderait à expliquer pourquoi des symptômes non moteurs comme la constipation et la perte de l’odorat apparaissent souvent des années — parfois plus d’une décennie — avant des symptômes moteurs comme le tremblement. Tout le monde ne suit pas cette séquence : cela reste donc une hypothèse.

Nerf vague

Un long nerf qui relie directement le cerveau aux organes du cou, du thorax et de l’abdomen. Dans l’hypothèse de Braak, c’est le chemin qu’emprunte l’alpha-synucléine de l’intestin vers le cerveau. Des études d’observation ayant relevé moins de cas de maladie de Parkinson chez des personnes dont le nerf vague avait été sectionné (vagotomie) sont citées comme argument en faveur de cette hypothèse.

Que sont la bradykinésie et la rigidité

Bradykinésie

Un ralentissement général du mouvement, et le symptôme moteur caractéristique de la maladie de Parkinson. Il ne s’agit pas seulement d’être plus lent : votre foulée peut raccourcir, et lors d’un mouvement répété — taper l’index contre le pouce, par exemple — l’ampleur et la vitesse du geste ont tendance à diminuer à mesure que vous continuez. La bradykinésie est un critère obligatoire pour poser un diagnostic clinique de maladie de Parkinson.

Rigidité

Une raideur des membres, un autre des principaux symptômes moteurs. Quand le médecin mobilise lentement votre bras ou votre poignet, au lieu de glisser, le membre peut accrocher puis relâcher, avec une sensation de roue crantée. Ce profil particulier s’appelle la rigidité en roue dentée.

Que sont la dyskinésie et les fluctuations motrices (on-off)

Dyskinésie

Des mouvements involontaires d’ondulation ou de balancement qui apparaissent après une longue période de traitement par la lévodopa, à mesure que le cerveau devient de plus en plus sensible à la dopamine. Elle n’est pas causée par une mauvaise prise du médicament — elle reflète la façon dont la réponse du cerveau au traitement change avec l’évolution de la maladie. Au premier coup d’œil, cela peut ressembler à un tremblement, mais la dyskinésie survient habituellement au moment où le médicament agit le plus fort (période « on »), et la forme du mouvement est différente. On la gère souvent en ajustant la dose ou les horaires.

Fluctuations motrices et phénomène on-off

L’alternance entre les périodes « on », quand le médicament fait effet, et les périodes « off », quand il s’estompe et que les symptômes reviennent. Au début, c’est plutôt prévisible — un affaiblissement de l’effet 30 minutes à une heure avant la dose suivante — mais avec l’évolution de la maladie, les bascules peuvent devenir soudaines et irrégulières, sans grand rapport avec l’horaire des prises.

Qu’est-ce que l’UPDRS

L’échelle unifiée d’évaluation de la maladie de Parkinson (Unified Parkinson’s Disease Rating Scale). Là où l’échelle de Hoehn et Yahr classe la progression motrice en quelques grands stades, l’UPDRS attribue un score à de nombreux éléments distincts — des domaines non moteurs comme la cognition, le comportement et l’humeur, les activités de la vie quotidienne, les signes moteurs pris un à un, et les effets secondaires du traitement — puis les additionne. Elle comporte beaucoup d’items et exige qu’un neurologue examine et cote en personne. On l’utilise donc davantage pour suivre l’évolution dans le temps en clinique que pour dire à quelqu’un « à quel stade » il se trouve.

Qu’est-ce que la pneumonie d’aspiration

Une pneumonie causée par le passage d’aliments ou de salive dans les voies respiratoires plutôt que dans l’œsophage (l’aspiration). À mesure que la maladie de Parkinson évolue, la coordination des muscles de la déglutition peut s’affaiblir — c’est la dysphagie — ce qui rend l’aspiration plus probable. Les liquides clairs comme l’eau sont souvent plus difficiles à avaler en sécurité que les textures plus épaisses. Si vous avez des symptômes, épaissir les aliments et les boissons ou travailler la déglutition avec un orthophoniste peut aider à réduire le risque.

Que sont l’hérédité autosomique dominante et récessive

Autosomique dominante

Un mode de transmission où un variant provenant d’un seul parent peut suffire à causer la maladie. LRRK2 et SNCA se transmettent ainsi. Porter le variant ne garantit pas que vous développerez des symptômes (voir la pénétrance incomplète) : dans une même famille, une personne peut développer des symptômes et une autre, jamais.

Autosomique récessive

Un mode de transmission qui exige une copie modifiée provenant des deux parents. Chaque parent est alors « porteur » d’une copie et n’a généralement aucun symptôme. Le gène PRKN est associé à ce mode de transmission, et à une maladie de Parkinson qui débute à un âge relativement jeune.

Qu’est-ce que PRKN

Le gène d’une protéine appelée parkine, dont on comprend qu’elle marque les protéines endommagées ou mal repliées pour qu’elles soient éliminées. PRKN se transmet selon un mode autosomique récessif et compte parmi les causes génétiques les plus fréquentes de maladie de Parkinson à début précoce (avant 50 ans, surtout entre 20 et 40 ans) — plus le diagnostic est posé jeune, plus les gènes récessifs comme celui-ci jouent un rôle important.

Que sont le tremblement essentiel et le parkinsonisme médicamenteux

Tremblement essentiel

Le trouble du tremblement le plus souvent confondu avec la maladie de Parkinson. Le tremblement parkinsonien apparaît typiquement au repos et commence d’un seul côté du corps; le tremblement essentiel, lui, s’aggrave pendant le mouvement — quand on tend la main vers un objet, quand on tient quelque chose — et touche généralement les deux côtés. La tête ou la voix peuvent trembler aussi. Il est plus fréquent que le tremblement parkinsonien, et la différence clé est qu’il ne s’accompagne pas des autres symptômes moteurs comme la bradykinésie et la rigidité.

Parkinsonisme médicamenteux

Certains antipsychotiques (comme l’halopéridol) et certains médicaments pour la motilité intestinale (comme le métoclopramide) bloquent les récepteurs de la dopamine dans le cerveau et peuvent provoquer des symptômes très semblables à ceux de la maladie de Parkinson : lenteur, rigidité, difficulté à marcher. Contrairement à la maladie de Parkinson, c’est habituellement symétrique, et seulement une personne sur trois environ présente un tremblement. Arrêter le médicament en cause mène souvent à une amélioration progressive sur 4 à 18 mois, même si chez certaines personnes les symptômes persistent (peut-être parce qu’une maladie de Parkinson sous-jacente était déjà là et que le médicament l’a fait ressortir).

Que sont l’AMS, la PSP et la DCB

Des maladies qui ressemblent à la maladie de Parkinson, mais qui évoluent différemment et répondent différemment aux traitements. On les regroupe sous le nom de parkinsonismes atypiques, ou « syndromes parkinsoniens plus ». Elles répondent souvent moins bien à la lévodopa, et plus de la moitié des personnes atteintes reçoivent d’abord un diagnostic de maladie de Parkinson, le bon diagnostic arrivant en moyenne environ trois ans plus tard.

Atrophie multisystématisée (AMS)

Marquée par des troubles du système nerveux autonome — étourdissements importants au lever, grandes variations de la pression artérielle — et par une difficulté à contrôler la miction.

Paralysie supranucléaire progressive (PSP)

Caractérisée par une difficulté à bouger les yeux vers le haut et vers le bas. Les troubles de l’équilibre et les chutes sont sévères dès le début, les changements de la pensée et du comportement apparaissent relativement tôt, et la parole peut devenir pâteuse.

Dégénérescence corticobasale (DCB)

Caractérisée par une raideur accompagnée de secousses involontaires d’un côté du corps, une dystonie (des membres qui se figent dans des postures anormales) et une mauvaise coordination des membres.

Que sont l’hydrocéphalie à pression normale et le parkinsonisme vasculaire

Hydrocéphalie à pression normale (HPN)

Causée par une accumulation excessive de liquide céphalorachidien dans le cerveau. Les trois symptômes classiques sont la difficulté à marcher, le ralentissement de la pensée et la perte du contrôle de la vessie. Contrairement aux autres affections parkinsoniennes, les symptômes peuvent s’améliorer après une intervention qui draine le liquide (comme une dérivation ventriculopéritonéale), ce qui rend le distinguer particulièrement important.

Parkinsonisme vasculaire

Un parkinsonisme causé par des atteintes répétées des petits vaisseaux sanguins du cerveau, y compris l’accumulation de petits accidents vasculaires cérébraux. Il touche généralement les jambes plus que les bras (« parkinsonisme de la partie inférieure du corps »), le tremblement de repos est rare, et la réponse à la lévodopa est nettement plus faible que dans la maladie de Parkinson — les études ne rapportent une réponse partielle que dans environ 20 à 40 % des cas.

Qu’est-ce que la démence à corps de Lewy (DCL)

Une démence causée par l’accumulation étendue de corps de Lewy (des amas d’alpha-synucléine) dans le cerveau. Elle se caractérise par des troubles de la mémoire et de la confusion, une difficulté à soutenir l’attention, des hallucinations visuelles et des symptômes moteurs semblables à ceux de la maladie de Parkinson. Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson peuvent aussi développer une démence après de nombreuses années (la démence associée à la maladie de Parkinson); on distingue les deux par ce qui est venu en premier, et à quel moment — si les symptômes moteurs sont apparus d’abord et que la démence a suivi plus d’un an plus tard, on parle habituellement de démence associée à la maladie de Parkinson; si les symptômes cognitifs sont arrivés à peu près en même temps que les symptômes moteurs, ou avant eux, on parle habituellement de DCL.

Qu’est-ce que LSVT LOUD

Le programme spécialisé de rééducation de la voix le plus utilisé pour les troubles de la parole et de la voix liés à la maladie de Parkinson. Il dure quatre semaines, à raison de quatre séances par semaine, soit 16 séances au total, et se concentre sur une seule chose, faussement simple : parler fort. Malgré cette simplicité, on rapporte qu’il améliore aussi l’intonation et la précision de l’articulation, avec des bénéfices qui durent jusqu’à deux ans. Il est maintenant offert à distance également.

Qu’est-ce qu’un régime de redistribution des protéines

Quand la lévodopa passe de l’intestin au cerveau, elle emprunte la même voie de transport que les acides aminés issus de la digestion des protéines, et entre en compétition avec eux. Un régime de redistribution des protéines reporte l’essentiel des protéines de la journée au repas du soir, en gardant l’apport protéique faible le jour, pour que le médicament agisse le mieux possible pendant les heures actives. Certaines études rapportent qu’il réduit les fluctuations motrices chez certaines personnes, mais les réponses varient et une restriction excessive peut mener à une perte de poids et à une mauvaise alimentation — il doit donc être ajusté avec une nutritionniste et votre équipe de soins.

Qu’est-ce que le trouble du comportement en sommeil paradoxal (TCSP)

Pendant le sommeil, les muscles se relâchent normalement; dans le TCSP, ce contrôle échoue et la personne mime physiquement ses rêves — elle crie, bouge les bras et les jambes. On rapporte que jusqu’à la moitié des personnes atteintes de la maladie de Parkinson en font l’expérience, et il apparaît souvent 5 à 10 ans avant les symptômes moteurs, ce qui en fait un signal relativement précoce. Des médicaments comme le clonazépam l’améliorent dans environ 80 à 90 % des cas selon les données publiées.

Qu’est-ce que le syndrome des jambes sans repos (SJSR)

Une sensation désagréable dans les jambes accompagnée d’un besoin impérieux de les bouger. Elle s’aggrave quand on est couché ou assis sans bouger et s’apaise temporairement avec le mouvement. On l’associe parfois à un manque de fer : si vous le soupçonnez, il vaut la peine de faire vérifier votre taux de fer par une prise de sang.

Que sont la douleur dystonique et la douleur centrale

Douleur dystonique

Une douleur causée par des muscles qui se tordent ou se contractent de façon involontaire et continue. Elle se manifeste souvent par des orteils qui se recroquevillent ou une cheville qui se tourne vers l’intérieur, et elle s’aggrave fréquemment quand l’effet du médicament s’estompe. Les myorelaxants, les injections de toxine botulinique (Botox) et la stimulation cérébrale profonde (SCP) peuvent aider.

Douleur centrale

Une douleur causée par un mauvais fonctionnement des voies sensitives et de régulation de la douleur dans le cerveau et la moelle épinière. Elle est souvent ressentie comme une brûlure ou des picotements, sans blessure ni pression à l’endroit douloureux. Les anticonvulsivants et les antidépresseurs sont connus pour aider.

Qu’est-ce que le trouble cognitif léger (TCL)

Une pensée qui a quelque peu ralenti par rapport aux personnes du même âge, mais pas assez pour nuire à la gestion autonome de la vie quotidienne. Dans la maladie de Parkinson, il touche davantage l’attention et les fonctions exécutives (gérer plusieurs choses les unes après les autres) que la mémoire pure. Tous les TCL n’évoluent pas vers une démence, et une prise en charge précoce peut ralentir le déclin — et, dans certains cas, l’inverser en partie.

Qu’est-ce que l’apathie

Une perte de motivation et d’intérêt à entreprendre des choses, sans tristesse ni dépression. Ce qui la distingue de la dépression, c’est que la personne n’est souvent pas particulièrement dérangée par cet état lui-même. On la confond facilement avec de la paresse ou de l’indifférence, mais c’est un symptôme neurologique lié à la baisse de la dopamine et d’autres substances chimiques du cerveau.

Qu’est-ce que la psychose associée à la maladie de Parkinson

Le terme générique qui regroupe les hallucinations (voir ou entendre des choses qui ne sont pas là) et les idées délirantes (croire fermement des choses qui ne sont pas vraies) dans la maladie de Parkinson. Les médicaments contre la maladie de Parkinson eux-mêmes — la lévodopa et les agonistes dopaminergiques — en sont souvent la cause, et une démence ou un changement soudain de l’état de conscience (le delirium) peuvent aussi être en cause. Des hallucinations visuelles sont rapportées chez 20 à 30 % des personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

Qu’est-ce qu’un agoniste dopaminergique

Un médicament qui agit à la place de la dopamine dans le cerveau. Il est prescrit avec la lévodopa ou seul, et aide à contrôler les symptômes moteurs. Il comporte un risque nettement plus élevé de trouble du contrôle des impulsions que la lévodopa : si vous en prenez un, il vaut la peine de surveiller attentivement tout changement de comportement.

Qu’est-ce qu’un trouble du contrôle des impulsions (TCI)

L’incapacité d’arrêter un comportement nuisible, ou qui pourrait le devenir. Un trait caractéristique est le sentiment de soulagement de l’anxiété ou de la tension lorsque le comportement est accompli. Dans la maladie de Parkinson, il est lié aux agonistes dopaminergiques, et les formes les plus souvent rapportées sont le jeu compulsif, les achats excessifs, l’hyperphagie et l’hypersexualité.

Qu’est-ce que le syndrome de dysrégulation dopaminergique

Prendre plus de médicament, et plus souvent, que ce qui est prescrit. Cela peut se manifester par de l’anxiété quand on essaie de réduire, ou par des doses supplémentaires prises discrètement. Ce syndrome partage une cause avec le trouble du contrôle des impulsions — l’effet des médicaments dopaminergiques sur les circuits de la récompense dans le cerveau — et les deux surviennent souvent ensemble, mais le TCI se fixe sur un comportement comme le jeu ou les achats, alors que le syndrome de dysrégulation dopaminergique se fixe sur le médicament lui-même. Ce n’est pas une question de volonté faible : plutôt que de cacher les médicaments ou de se disputer à ce sujet, il est plus sûr de convenir d’un plan de prise avec l’équipe de soins.

Source : Parkinson’s Foundation, « Impulse Control Disorders ».

Qu’est-ce que le punding

Répéter encore et encore la même activité sans but — collectionner des objets, démonter puis remonter des choses, ranger un tiroir puis le vider de nouveau. C’est plus fréquent à des doses élevées de médicaments dopaminergiques, et particulièrement lorsqu’un syndrome de dysrégulation dopaminergique est aussi présent.

Source : Parkinson’s Foundation, « Impulse Control Disorders ».

Qu’est-ce que l’akinésie nocturne

La difficulté à se retourner ou à changer de position pendant le sommeil. Comme les symptômes moteurs du jour, elle apparaît à mesure que la maladie de Parkinson évolue, et on rapporte que jusqu’à 70 % des personnes aux stades intermédiaires et au-delà en font l’expérience. Rester appuyé longtemps dans la même position comporte un risque de complications comme les plaies de pression et la pneumonie d’aspiration : ce n’est donc pas qu’une question d’inconfort. Certaines études rapportent une amélioration avec une forme de lévodopa à libération prolongée prise au coucher.

Sources : Parkinson’s Foundation, Michael J. Fox Foundation, NEJM (Multicenter Analysis of Glucocerebrosidase Mutations in Parkinson’s Disease).

Qu’est-ce qu’un bloqueur de la dopamine

Un médicament qui agit exactement à l’inverse d’un agoniste dopaminergique : au lieu de remplacer la dopamine manquante, il bloque les récepteurs de la dopamine eux-mêmes. Ce sont des médicaments courants pour les personnes qui n’ont pas la maladie de Parkinson, mais les donner à une personne atteinte de la maladie de Parkinson peut aggraver fortement les symptômes : on les classe donc parmi les médicaments à éviter. Ceux qu’il faut connaître comprennent des antipsychotiques comme l’halopéridol, la chlorpromazine, la rispéridone, l’olanzapine, l’aripiprazole et l’amisulpride, ainsi que des médicaments pour la motilité intestinale et contre la nausée comme le métoclopramide et la prochlorpérazine. Comme ils sont prescrits par de nombreuses spécialités — pas seulement en neurologie — il est important de mentionner votre maladie de Parkinson chaque fois que vous consultez un nouveau médecin, et pas seulement à l’hôpital ou à l’urgence. L’ondansétron (contre la nausée) ainsi que la quétiapine, la clozapine et la pimavansérine (antipsychotiques) sont généralement considérés comme des solutions de rechange plus sûres.

Source : American Parkinson Disease Association, « Medications to Avoid with Parkinson’s Disease ».

Que sont les phénothiazines

Une classe de médicaments utilisée depuis longtemps en psychiatrie comme antipsychotiques et contre la nausée (la chlorpromazine en fait partie). Elles bloquent les récepteurs de la dopamine, ce qui en fait des bloqueurs de la dopamine, et elles peuvent aggraver fortement les symptômes chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. On les utilise aussi parfois comme adjuvant anesthésique pendant une chirurgie : si vous devez être opéré, assurez-vous que l’équipe d’anesthésie sait que vous avez la maladie de Parkinson.

Source : American Parkinson Disease Association, « Medications to Avoid with Parkinson’s Disease ».

Qu’est-ce qu’un inhibiteur de la MAO-B

Un médicament qui inhibe une enzyme appelée monoamine oxydase B, ce qui ralentit la vitesse à laquelle la dopamine est dégradée dans le cerveau. Il agit autrement que la lévodopa, qui fournit de la nouvelle dopamine, mais le résultat est semblable — la dopamine reste disponible plus longtemps, ce qui soulage les symptômes. La sélégiline et la rasagiline en sont les principaux exemples. Les interactions avec les anesthésiques locaux contenant de l’épinéphrine, chez le dentiste par exemple, ont déjà été une préoccupation importante; des travaux plus récents suggèrent que des problèmes graves sont peu probables aux doses habituelles. Mentionnez tout de même toujours que vous en prenez avant toute intervention, pour que la dose puisse être ajustée avec soin au besoin.

Sources : Parkinson’s Foundation, « Dental Health in PD »; Specialist Pharmacy Service (NHS), « Managing interactions with local anaesthetics in dentistry ».

Qu’est-ce qu’un inhibiteur de la COMT

Un médicament qui bloque une enzyme appelée catéchol-O-méthyltransférase (COMT), celle qui dégrade la lévodopa avant qu’elle n’atteigne le cerveau. On ne le prend jamais seul : il accompagne toujours la lévodopa, dont il prolonge l’effet. L’entacapone et l’opicapone en sont les plus courants, et ils sont souvent offerts en comprimé combiné avec la lévodopa. On les ajoute généralement quand l’effet de chaque dose commence à s’estomper plus tôt qu’avant (l’effet de fin de dose), afin d’allonger cette période. L’urine peut prendre une teinte orangée foncée à cause du médicament lui-même, ce qui est sans danger.

Qu’est-ce qu’une forme à libération prolongée

Un comprimé ou une gélule conçu pour que le médicament soit libéré lentement, petit à petit, plutôt que d’un seul coup. Le contraire est une forme à libération immédiate.

Cette distinction compte surtout pour la lévodopa. La forme à libération immédiate agit vite mais ne dure pas ; la forme à libération prolongée dure plus longtemps mais met plus de temps à agir. Certaines personnes prennent donc une forme immédiate le jour et une forme prolongée au coucher, quand la raideur nocturne est le problème. Des produits récents placent des granules à libération immédiate et des billes à libération prolongée dans la même gélule, pour obtenir les deux effets à la fois.

Un comprimé à libération prolongée ne doit être ni coupé ni croqué. Le briser détruit la structure qui libère le médicament lentement : toute la dose sort d’un coup. Si le comprimé est difficile à avaler, ne le coupez pas vous-même — parlez-en à votre neurologue ou à votre pharmacien.

Autre point : les formes à libération prolongée sont absorbées de façon moins régulière que les formes immédiates, si bien qu’un même nombre de milligrammes ne se correspond pas un pour un. C’est pourquoi la dose est toujours réajustée sur ordonnance lors d’un changement de forme, et jamais reportée telle quelle.

Source : Parkinson’s Foundation, « Medications for Motor Symptoms » ; Michael J. Fox Foundation.

Qu’est-ce qu’un inhibiteur de la PDE5

Une classe de médicaments par voie orale utilisée pour la dysfonction érectile (le sildénafil est le plus connu). Il agit en dilatant les vaisseaux sanguins pour augmenter le débit sanguin. On ne pense pas qu’il interagisse fortement avec les médicaments contre la maladie de Parkinson, mais si vous prenez aussi un médicament pour la pression artérielle, celle-ci pourrait descendre trop bas — dites donc à votre équipe de soins tout ce que vous prenez avant qu’il ne soit prescrit.

Source : Parkinson’s Foundation, « Sexual Health ».

Qu’est-ce que la stimulation cérébrale profonde (SCP)

Une chirurgie qui place de fines électrodes en profondeur dans le cerveau (le plus souvent dans le noyau sous-thalamique) pour délivrer une stimulation électrique fine et continue. On l’envisage pour les personnes dont les symptômes ne sont plus bien maîtrisés par les médicaments seuls, ou dont la dyskinésie est devenue sévère, et les études montrent une meilleure amélioration de la fonction motrice quand elle est combinée aux médicaments que par les médicaments seuls. Si vous portez un dispositif, vous devez en informer à l’avance le personnel clinique avant toute intervention — surtout une IRM ou une chirurgie — et le personnel de sécurité de l’aéroport avant de passer les contrôles.

Qu’est-ce que la stimulation transcrânienne à courant continu (tDCS)

Une méthode de stimulation non chirurgicale qui fait passer un faible courant continu vers des régions proches de la surface du cerveau, au moyen d’électrodes posées sur le cuir chevelu. Contrairement à la SCP, elle ne demande aucune chirurgie pour implanter des électrodes ni anesthésie : le fardeau est donc bien moindre. Une séance dure habituellement 20 à 30 minutes, et on l’étudie sous forme de série de séances plutôt qu’en une seule fois. Elle en est encore au stade de la recherche, comme traitement d’appoint pour des symptômes non moteurs comme l’humeur basse et l’apathie, et ce n’est pas un traitement standard établi comme l’est la SCP.

Qu’est-ce que la pénétrance incomplète

Le fait qu’hériter d’un variant génétique donné ne signifie pas nécessairement que vous développerez la maladie. Dans une même famille, avec le même variant, une personne peut développer des symptômes et une autre, jamais. Pour LRRK2, par exemple, la probabilité rapportée de développer réellement la maladie de Parkinson augmente avec l’âge — environ 28 % à 59 ans, 51 % à 69 ans et 74 % à 79 ans. Le risque grimpe avec l’âge, mais un nombre important de personnes traversent toute leur vie sans symptômes.

Source : Parkinson’s Foundation, « Is Parkinson’s Genetic? ».

Qu’est-ce que la maladie de Parkinson du sujet jeune (YOPD)

Une maladie de Parkinson diagnostiquée avant 50 ans, aussi appelée maladie de Parkinson à début précoce (EOPD). Environ 4 % des personnes atteintes de la maladie de Parkinson aux États-Unis appartiennent à ce groupe. Les symptômes de base sont les mêmes que dans la forme plus courante à début tardif, mais il y a des différences. La génétique joue un rôle beaucoup plus important à mesure que le début est précoce : un variant génétique précis est retrouvé chez 65 % des personnes qui développent la maladie avant 20 ans, et chez 32 % de celles qui la développent entre 20 et 30 ans. L’évolution tend à être plus lente dans l’ensemble et les troubles cognitifs menant à une démence sont moins fréquents, mais la dystonie — des muscles du pied qui se tordent vers l’intérieur — apparaît souvent tôt, et comme le traitement s’étend sur bien plus d’années, les effets secondaires des médicaments comme la dyskinésie arrivent aussi plus tôt. Le diagnostic tombe souvent alors qu’on bâtit une carrière ou qu’on élève des enfants : le poids psychologique lié au travail et aux projets familiaux est donc particulièrement lourd.

Source : Parkinson’s Foundation, « Young-Onset Parkinson’s ».

Qu’est-ce que l’épuisement du proche aidant

Un terme employé par la Parkinson’s Foundation pour décrire comment le poids de l’accompagnement s’accumule, en trois étapes. Cela commence par un stress du proche aidant encore gérable. Avec le temps, ce stress s’accumule en tension du proche aidant, qui commence à nuire à la capacité même d’accompagner. Si rien n’est fait, l’épuisement physique, émotionnel et mental s’accumule jusqu’à ce que la personne se retire de son rôle tout en négligeant sa propre santé — c’est l’épuisement du proche aidant. Ce qui le distingue, ce n’est pas simplement de « trouver ça difficile », mais un changement d’attitude envers l’accompagnement lui-même : des gestes autrefois routiniers deviennent soudain insupportables, du ressentiment monte envers la personne accompagnée, ou la pensée « je veux arrêter » revient sans cesse. Des enquêtes ont montré qu’environ la moitié des proches aidants soumis à un stress sévère répondent aux critères cliniques de la dépression — alors si les signaux d’alarme sont là depuis des semaines, c’est le moment d’aller chercher de l’aide professionnelle plutôt que de tenir bon coûte que coûte.

Sources : Parkinson’s Foundation, « How to Address and Prevent Care Partner Burnout » · « Caring for the Care Partner ».

Quelle est la différence entre une résidence avec services et un centre de soins de longue durée

Les noms sont employés de façon assez souple, mais ils décrivent des niveaux de soins différents. Une résidence avec services est avant tout un milieu de vie : de l’aide pour les activités du quotidien comme le bain, l’habillage, les rappels de médicaments et les repas, pour les personnes qui n’ont pas besoin d’une surveillance médicale continue. Un centre de soins de longue durée offre des soins infirmiers et médicaux continus, avec du personnel clinique qualifié sur place. La vraie question à se poser est de savoir si ce qu’il faut en ce moment, c’est de l’aide pour la vie quotidienne ou des soins médicaux continus.

Les services offerts, leurs noms et leur mode de financement varient beaucoup d’un pays à l’autre et, au Canada, d’une province à l’autre. Une travailleuse sociale de votre clinique ou de votre hôpital est habituellement le chemin le plus rapide pour savoir ce qui s’applique à votre situation.

Qu’est-ce qu’une procuration durable (mandat de protection)

Un document juridique que vous remplissez pendant que vous avez encore votre capacité de décider, et qui désigne une personne de votre choix pour prendre des décisions à votre place si vous ne le pouvez plus un jour. On le distingue généralement des dispositions prises après la perte de la capacité, quand un tribunal nomme un tuteur ou un curateur — avec une procuration, c’est vous qui choisissez la personne, à l’avance.

Il y a habituellement un document distinct pour les décisions de santé et pour les décisions financières, et les noms exacts, les formulaires et les règles de témoins ou de notarisation diffèrent d’un endroit à l’autre. Si les symptômes touchant le jugement ne sont pas encore apparus, ou restent légers, préparer les choses tôt est la façon la plus sûre de faire consigner vos propres volontés sur qui agira pour vous.

Qu’est-ce qu’une directive médicale anticipée

Un document qui consigne à l’avance les traitements médicaux que vous voudriez ou ne voudriez pas recevoir en fin de vie — en particulier ceux qui prolongeraient la vie sans perspective réaliste de rétablissement. Vous le remplissez vous-même, pendant que vous êtes en mesure de décider, et vous pouvez le modifier ou le retirer en tout temps.

C’est différent des ordonnances rédigées par un médecin pour une personne déjà au stade final d’une maladie (comme un formulaire POLST ou une ordonnance de non-réanimation), qui diffèrent par qui les rédige et à quel moment. Les formulaires précis, et la façon dont ils doivent être attestés et enregistrés pour être valides en droit, varient d’un endroit à l’autre — votre équipe de soins ou une travailleuse sociale de l’hôpital peut vous orienter vers le bon.

Qu’est-ce qu’un examen médical d’aptitude à la conduite

Une démarche, distincte du renouvellement ordinaire du permis, qui évalue si un problème de santé affecte l’aptitude d’une personne à conduire. Elle peut être déclenchée par une déclaration volontaire, par un rapport d’un professionnel de la santé ou par l’autorité qui délivre les permis. Elle comporte habituellement la remise de documents médicaux, et parfois une évaluation de conduite en personne. Le résultat peut être la poursuite de la conduite avec des conditions, ou la perte du permis.

Un diagnostic de maladie de Parkinson n’entraîne pas automatiquement la perte du permis — l’aptitude à conduire est évaluée cas par cas. Qui doit déclarer quoi, et quand, diffère selon le pays et selon l’État américain : vérifiez donc les règles de l’endroit où vous vivez plutôt que de présumer.

Les mots qui reviennent dans les démarches d’aide financière

Une poignée de mots décide souvent du succès d’une demande. Voici ceux que l’on interprète le plus souvent de travers.

⚠️ Cette édition s’adresse aux francophones du Canada : les termes ci-dessous sont ceux des programmes canadiens. Les régimes d’aide diffèrent d’un pays à l’autre — vérifiez toujours les règles de l’endroit où vous vivez.

Non remboursable (Canada)

Un crédit d’impôt qui peut réduire à zéro l’impôt sur le revenu que vous devez, mais qui ne peut pas se transformer en remboursement à lui seul si vous ne devez rien.

C’est pourquoi des personnes à faible revenu imposable, ou sans revenu imposable, concluent parfois qu’un crédit ne leur sert à rien et ne font jamais de demande. Cela peut être une erreur — dans certains régimes, le crédit peut être transféré à un membre de la famille qui vous soutient, et dans d’autres, être accepté pour ce crédit ouvre la porte à d’autres programmes. Faites la demande d’abord, vous déciderez ensuite qui le réclame.